communication

 

Selon une étude lorsque nous « communiquons » les interprétations faites s’avèrent fausses dans 70% des cas, comment savoir ? L’hypothétique observateur que chacun croit être est ce troisième larron qui donne à la scène son relief, son point de fuite, où les guerres pourraient donc être le fait des meilleures intentions. L’hostilité, la vanité, l’esprit suiveur produisent des incompréhensions qui ne viennent ni de l’une ou l’autre partie et qui, réjouissons-nous, perdent quiconque se risque à démêler la drôle d’affaire.

Justin Delareux

JARDIN

 

Un scarabée à l’envers dans la saxifrage, lentement, au lancé des lourds amarres, avantage aux méandres dormants d’une corde délassée.

De fait ses fondations creusent vite l’arbre de sa vie aux branches chétives et flexibles dans les brumes nuageuses pareilles inaperçues, presque tomber dans une nature morte où de juste un rien est exotique.

Fossilisé au terme des jours pas vus passés, il fut vital qu’il se désintoxique. Au jardin facile d’un rien faire quelque chose, juste de l’air brasser la poussière du vieux paradis, honorer la toile d’araignée suspendue au coin où le vent meurt. Allant d’un pas paresseux, le vaste champ des ruines se creuse, en tous lieux traîne un moutonnement de petites solutions.

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expédition historique

 

Entre passé et avenir, au milieu de ta vie, ta lanterne s’éclaire dans le miroir, le présent fait tour de lui-même, une auréole fige l’air. De l’autre coté de la porte, de toutes les portes et celles des maisons vides, le jour est même, le ciel arrive, l’actualité en pâture, les détails à extraire du vrac, ne te penche pas, décourage-toi, oublie toute perspicacité, abandonne toute idée, même les yeux fermés.

trompe-l’œil

 

L’ingénieur de la nature est un être agité et pressé, à peine penché sur sa vie qu’un petit singe imposteur l’éconduit. L’ombre plie avec un instant de retard. Par sage décision quand il en a le temps, s’il a désir à parler, il écrit son histoire, s’y contemple, s’y déteste, la possibilité lui serait-elle donné de la différer (défricher, ouvrir les clôtures), de s’y arrêter (parcourir le territoire chercher où on y dort le mieux), voire même de changer (et du coup s’y précipiter, y plonger) ses prédicats, ses intentions s’avèrent baroques, leurs portées ignorées, un hologramme sans image impossible à fixer. Ce qui est imaginaire c’est que ce ne serait rien. Un solitaire s’y retrouve avec un maître, un élève avec la foi, souvenirs et images associées, liberté à portée, la loi oblige l’histoire à apparaître en un éclair, en trompe-l’œil.

The End of the Road Movie, 2000, Tijuana, Fiorenza Menini.
The End of the Road Movie, 2000, Tijuana, Fiorenza Menini. https://www.fiorenza-menini.com

résilience carnivore

 

robot oo

les apparences sont plus puissantes que le fond

Souriez de toute votre force

nous gommerons les dents

petit salon

 

« Les Guanches, habitants originaires de Lanzarote, avaient perdu toutes connaissances concernant la navigation océanique ».

Parfois où je suis particulièrement out les idées se répètent sans que j’y sois, je suis de trop, la bêtise séculaire prend ses aises, je lui demande de m’excuser d’un si petit salon. Nostalgie alors des grands systèmes au tout venant qui soudent les communautés humaines, cette conjonction de choses branlantes et de farces à l’assaut du temps. Les bébés du jour, funambules des catastrophes, parlent à distance, s’évaporent dans l’avenir où flambe le dernier homme. La vitesse de déplacement est imprévisible. Les systèmes se fossilisent les uns aux autres, peine perdue d’avoir à y sonder, on y est en retard, sans savoir où. L’anthropologue de l’actuel s’hybride de l’archiviste et de l’entomologiste, héritier des bonnes manières qui ont eues cours, un jour.