échanger avec un chat

La Femme des sables (Suna no onna), Hiroshi Teshigahara 1964
Hors-champs | Laure Adler reçoit Clément Rosset, 17.04.2013 
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buster-keaton-

mais si nous ne voulons pas de réel, il est préférable de regarder ailleurs, ce qui se passe sous le tapis, ou en Amérique du Sud ou dans la mer des caraïbes, n’importe où pourvu qu’on soit assuré de ne jamais rien trouver, jamais rien d’autre que ce qu’on cherchait réellement : c’est à dire précisément rien. (Cl. Rosset, traité de l'idiotie)
mais si nous ne voulons pas de réel, il est préférable de regarder ailleurs, ce qui se passe sous le tapis, ou en Amérique du Sud ou dans la mer des caraïbes, n’importe où pourvu qu’on soit assuré de ne jamais rien trouver, jamais rien d’autre que ce qu’on cherchait réellement : c’est à dire précisément rien. (Cl. Rosset, traité de l’idiotie)

Beckett, archives sonores

Ne perdez pas courage- branchez-vous sur le désespoir et chantez pour nous.   S. Beckett, extrait lettre à Robert Pinget en 1956.
Ne perdez pas courage- branchez-vous sur le désespoir et chantez pour nous.
S. Beckett, extrait d’une lettre à Robert Pinget, 1956

Le Dépeupleur, dit par David Warrilow. Partie 1  /   2ème  /   ième

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L’expulsé dit par Roger Blin (fr-Cult) –  Partie 1  /  2ème  /   3ième  /   4ième

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Cendres, pièce radiophonique en un acte pour cinq personnages. Réalisation : Jean-Jacques Vierne, 1966. Delphine Seyrig (Ada), Roger Blin (Henry), Jean Martin (Maître), Arielle Semenof (Addie) –

Partie 1  /  2ème  / 3ième

Bukowski: Born Into This

Born Into This

(version intégrale, Vostfr. Documentaire de John Dullaghan, 2003. Une critique ici )

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(Blue Bird)

il y a dans mon coeur un oiseau bleu qui / veut sortir / mais je suis trop coriace pour lui, / je lui dis, reste là, je ne veux pas / qu’on te voie.

il y a dans mon coeur un oiseau bleu qui / veut sortir / mais je verse du whisky dessus et tire / une bouffée de cigarette / et les putains et les barmen

/ et les employés d’épicerie / ne savent pas / qu’il est / là.

il y a dans mon coeur un oiseau bleu qui / veut sortir / mais je suis trop coriace pour lui, / je lui dis, / tiens-toi tranquille, tu veux me fourrer dans / le pétrin ? / tu veux foutre en l’air mon / boulot ? / tu veux faire chuter les ventes de mes livres en / Europe ? / il y a dans mon coeur un oiseau bleu qui / veut sortir / mais je suis trop malin, je ne le laisse sortir / que de temps en temps la nuit / quand tout le monde dort. / je lui dis, je sais que tu es là, / alors ne sois pas triste. / puis je le remets, / mais il chante un peu / là-dedans, je ne le laisse pas tout à fait / mourir / et on dort ensemble comme / ça / liés par notre / pacte secret / et c’est assez beau / pour faire pleurer, mais / je ne pleure pas, / et vous ?

Charles Bukowski – Avec les damnés, Grasset

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(Une réplique)

Les gens survivent pour finir avec les mains ouvertes pleines / de rien. / Je me souviens du poème de Carl Sandburg, Le / peuple, oui. / Belle pensée, mais complètement erronée: / le peuple n’a pas survécu grâce à une noble / force mais grâce au mensonge, au compromis et à / la ruse. / J’ai vécu avec ces gens, je ne sais pas très bien / avec quels gens Sandburg  / a vécu. / Mais son poème m’a toujours fait chier. / C’était un poème qui mentait. / C’était Le peuple, non. / Alors et maintenant. / Et pas besoin d’être un misanthrope pour / dire ça.

Espérons que les futurs poèmes célèbres / comme celui de M. Sandburg / auront plus / de sens.

«This rejoinder», in World Letter n° 2, Iowa City, 1991, page 3, traduit par Ph. Billé

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Site américain très riche sur Bukowski ici

J. Krishnamurti, D. Bohm, J. Hidley et R. Sheldrake à Ojai

And then came the evening and the morning

Márta & György Kurtág

 Je n’ai jamais écouté aucun son sans l’aimer : le seul problème avec les sons, c’est la musique  (John Cage, Éd. La Main courante, 1998, 2010).