Auteur : roma
« le temps qu’il fait » d’un 18 mars 2009 à érosion fatale
bleue
mythes déglingués
Remonter à la surface ce que le temps engloutit, à mesure que les ténèbres se déposent entre la succession des jours, donne le vertige. L’or du temps aimante une trouble mélancolie. Au loin le toit ressemble à un trou béant. Abrité sous le lierre, dans la protestation du vent les volets claquent. Une ligne d’horizon cligne parfois. Se lever, rassembler les dernières forces, appeler, ignorer l’ennemi, la nuit gravite sur le vide. Les mythes se retirant rejettent sur les rivages des noyés, mêlés à leurs effets, carcasses diverses, mousses et plastiques bigarrées, colorants liquides et comme de la poix qui s’entredévorent. Travail de désoeuvré j’allonge les morts dans leur cercueil.

connexion rose

Hier au jardin nous regardions attendris passer le robot-tondeuse somnambulique sous la lune, la compassion prend source dans les déserts, dans la philanthropie missionnaire des expéditions spatiales retour-aux-origines. Les machines nous montrent la voie, le monde de la pelouse s’effectue en toute quiétude. L’âme humaine est composée d’une brique qui manque. Notre inutilité révélée nous encourage à partir pour de bon.
fond de rien
J’ai une confiance absolue dans l’arrière-monde dont je serais l’habitant, bien qu’il soit si peu fini, que sa taille même m’est inconnue et que sa localisation ressemble au ciel qui s’étire et s’éloigne en quatre états aux points cardinaux. Sans adresse fixe au garde-meuble d’arrière-monde j’ouvre une boîte où je glisse ma main afin de m’assurer qu’elle n’est pas trouée ; elle ne contient que cette fermeture.





