mythes déglingués

Remonter à la surface ce que le temps engloutit, à mesure que les ténèbres se déposent entre la succession des jours, donne le vertige. L’or du temps aimante une trouble mélancolie. Au loin le toit ressemble à un trou béant. Abrité sous le lierre, dans la protestation du vent les volets claquent. Une ligne d’horizon cligne parfois. Se lever, rassembler les dernières forces, appeler, ignorer l’ennemi, la nuit gravite sur le vide. Les mythes se retirant rejettent sur les rivages des noyés, mêlés à leurs effets, carcasses diverses, mousses et plastiques bigarrées, colorants liquides et comme de la poix qui s’entredévorent. Travail de désoeuvré j’allonge les morts dans leur cercueil.

« dans quatre siècles, il n’y aura plus de pays, on sera revenu à l’ère des tribus, il n’y aura plus de musées, plus de bibliothèques » J-L Borges

« dans quatre siècles, il n’y aura plus de pays, on sera revenu à l’ère des tribus,  il n’y aura plus de musées, plus de bibliothèques »  J-L Borges

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