a rose is a rose

Défroque G20 in blue

Glané sur la toile la Shadockie-Politburo du too big to fail cette compile de Mike Shedlock : « France Is Not Greece » Christian Noyer, Bank of France Chief, June 24 2011 / « Italy Is Not Greece » Fisher Investments, September 29, 2011 / « The UK is Not Greece«  / Trevor Greetham, direct of asset allocation at Fidelity, October 20, 2010 / « California Is Not Greece » Tom Dresslar, spokesman for California’s State Treasurer, May 12, 2010 / « Portugal Is Not Greece » Nicolas VeronNew York Times, February 16, 2012 / « Portugal Is Not Greece, Spain is Not Greece » / Jean-Claude Trichet, President of ECB, May 7, 2010 / « We’re Not Greece« Barack Obama, President of USA, July 15, 2011 / « The United States Is Not Spain » Sean HannityFox News, May 24, 2012 / « Greece Is Not Spain » / John SchoenMSNBC, June 11, 2012 / « Israel Is Not Spain« Yuval Steinitz, Israel’s Finance Minister, June 10, 2012″UK Is Not Portugal » / Jeremy Warner, Telegraph, May 4, 2011 « Ireland Is Not Portgual, Nor Is It Greece » / Willem Buiter, Citigroup’s Chief Economist, January 11, 2012 / « The United States Is Not Italy » Jeanne SahadiCNN, November 14, 2011.

Bis ; “Spain is not Greece.” Elena Salgado, Spanish Finance minister, Feb. 2010 / “Portugal is not Greece.”“Spain is not Greece.” Elena Salgado, Spanish Finance minister, Feb. 2010 / “Portugal is not Greece.”The Economist, April 22, 2010. / “Ireland is not in ‘Greek Territory.” Brian Lenihan, Irish Finance Minister / “Greece is not Ireland.” George Papaconstantinou, Greek Finance minister, 8th November 8, 2010. / “Spain is neither Ireland nor Portugal.” Elena Salgado, Spanish Finance minister, November 16, 2010. “Neither Spain nor Portugal is Ireland.” Angel Gurria, Secretary-general OECD, November 18, 2010. / “Greece is not Ireland.”
George Papaconstantinou, Greek Finance minister, November 8, 2010. / “Spain is neither Ireland nor Portugal.” Elena Salgado, Spanish Finance minister, November 16, 2010. /“Neither Spain nor Portugal is Ireland.” Angel Gurria, Secretary-general OECD, November 18, 2010 –

Bis repetita placent : “Italy is absolutely not in the same situation as Greece.” Jean-Claude Trichet, head of the European Central Bank, April 9, 2010 / “What the Portuguese government wants the world to know is simpler: Portugal is not Greece.” The Economist magazine, April 22, 2010 / “Portugal, Spain, Ireland or Italy are not in the same situation as Greece. And Belgium less yet.” Guy Quaden, governor of the National Bank of Belgium, May 7, 2010 / “ ‘ Ireland is no Greece’ confirms latest economic forecast.” Ernst and Young, in its Economic Eye Summer Forecast, June 2010 / « Greece is not Ireland; it doesn’t have banking stability problems.” George Papaconstantinou, finance minister of Greece, Nov. 8, 2010. / “Our economy is very different from that of Greece or Ireland because our financial sector has benefited by the supervision and regulation of the Bank of Spain, which was missing in Ireland.” Elena Salgado, the Spanish finance minister in an interview in the British newspaper The Independent, Nov. 25, 2010. / Bank failures in Ireland had “nothing to do with Portugal.” Ángel Gurría, secretary general of the Organization for Economic Cooperation and Development, in Bloomberg News, Nov. 22, 2010 / “Portugal does not need any help, it is in a very different situation to Ireland.” Herman Van Rompuy, the president of the European Council, Nov. 23, 2010 / “Zapatero ‘gets it’ and Spain is taking its medicine pre-emptively. Certainly, Spain faces serious economic growth and labor market challenges as it works its way through a devastating real estate collapse in the coming quarters. But it has neither the debt stock of Greece, the bust banks of Ireland or the complacent government of Portugal.” Jacob Funk Kirkegaard, research fellow at the Peterson Institute of International Economics in a CNBC guest blog post, Nov. 24, 2010 /

la rose et son épine

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CATASTROïKA

partir où?

Où aller ? accoster à quoi, qui ? autour les plaintes, répondre, ajouter, dire presque, s’en foutre, oubli au plus vite, la nausée, la corvée de cordée, le jugement sanguinaire. Ce sale moment ne passe pas, la vigueur d’après reviendra t-elle un jour ? ne pas oublier (tu l’oublies tout le temps) un coin où te caler, ou simplement l’avoir à l’œil, tu peux finalement facilement imaginer la pièce vide n’ayant jamais accueillie quiconque. Un recoin qui te sépare, un coin de rumination silencieuse à rejoindre, s’éclipser au plus vite. Oublié le chemin parallèle, retrouvé pourtant, par hasard, où pour avancer, sans s’arrêter, d’impasses sauter d’un chemin l’autre – giratoire, kangourou, roue de secours. Croyant suivre un chemin, d’une prière faite sans connaissance, pour une troisième voie, le tapis roulant est en panne.

Donc tu recommences, pratique, deux bases de départ, suffisent pour traverser (plus de deux ferait rester, ce qui n’arrange rien). Passer de l’une à l’autre comme à une seule. Sur un seul fil c’est trop casse gueule – tu n’aimes pas suivre, c’est peut-être ça en fin de compte, ce que tu te demandais et que tu n’as jamais su, où vont-ils chercher ce plaisir dominical à s’entraîner sur des vélos, des motos, à faire des km ceci cela à tuer le temps, les couloirs de supermarché, les vitrines de verre closes emboîtées aux murs, indistinctes, aux miroirs : suivre ce seul fil que dans l’antichambre du gardien tu regardes passer, comme si c’était des ombres. Tu planques le chargeur à la prise de ton service, sous la table, tu le glisses derrière le paquet de frites du congel. Tu préférerais boire une bière sur la pelouse municipale. Une seule base est bien la seule qui compte. Ta ronde commence par le balai, pour une fois tu ne veux pas partir, tu t’attardes sur le seuil, sur le couloir, le sol qui se balaye, ton ordre de route ne comporte pas la moquette, ni les escaliers de grilles métalliques, par endroits tu traverses des poches d’air froid et humide. Tu tournes en rond peut-être, mais rien ne se dérobe, tu ne comptes pas le temps qui reste pour partir, tu  rêves par l’embrasure de futur, d’un horizon barré de grands écrans relais renvoyant celui d’après, globe en boucle, cadran des lignes de fuite, tu descends les escaliers des rues d’Athènes.

Par le balcon, un moment, le bruit a fait trembler les vitres, souvenir de la dernière excursion, reprendre d’où, là, où on s’était dit, allez, encore un tour, déménager, d’autres villes. Sort habituel des chemins parallèles de mener à la friche, à un couvert de ronces de buissons de pierre et de métaux, à des bouts de bitume, de béton, à des plages, à des routes, à se perdre de vue. Recommencer ; du balcon les avions laissent des airs de bouées, en bas des ânes fourbus mangent aux ordures, plus loin un radeau suffit, en attendant d’être à sec, un seul chemin de 1ère 2ème et Xème   Classes qui s’ensuivent au bonheur la chance.

trou d’air

‘Les imaginations des uns et des autres, c’était bien joli.. . mais il fallait revenir la réalité des choses…’   Raymond Devos, Un jour sans moi

Dépourvu de repère stable pour la musique, sinon, si c’en est un, qu’elle s’écoute des heures durant, en boucle hors-bord, de s’oublier de l’oublier.

Les sentiments vivent de leur belle vie tant que les assauts répétés de tes inconséquences n’enrayent leur retour. — Sinon quoi, il fait beau, si ? le don séduisant reçu et qui appelle la mélodie suivante d’un seul fil cousu de blanc. Sous le parapluie se glisser dans l’étang.

monnaie fondante

WASHINGTON – Une panne de congélateur dans la banque du cerveau de Harvard a entraîné la perte d’environ 54 échantillons de tissu cérébral post-mortem destinés à la recherche sur l’autisme, a annoncé mardi cette organisation dans un communiqué (…) ©AFP / 12 juin 2012 17h20

Ulyssis Aldovandi ou la peau du blason

  [Illustrations de Ulyssis Aldovandi § Monstrorum historia] sur gallica.bnf.

« Quand on a à faire l’histoire d’un animal, inutile et impossible de choisir entre le métier de naturaliste et celui de compilateur: il faut recueillir dans une seule et même forme du savoir tout ce qui a été vu et entendu, tout ce qui a été raconté par la nature ou les hommes, par le langage du monde, des traditions ou des poètes. Connaître une bête, ou une plante, ou une chose quelconque de la terre, c’est recueillir l’épaisse couche des signes qui ont pu être déposés en elles ou sur elles; c’est retrouver aussi toutes les constellations de formes où ils prennent valeur de blason ». Michel Foucault, Les mots et les choses, p. 55.

Il n’y a pas si longtemps les sirènes chloroformées de la fin de l’histoire conviaient à nous trousser les uns les autres au Loto de l’Avenir, à nous sourire au beau miroir, y apposer par son achat la marque du baiser de nos lèvres éternelles. En sus, à gogo, un masque gratos. La fin de l’histoire aurait eu des portes tourniquets et nos mains baguées bien plus belles, hôtes de purs diamants. A suivre une mise la majorité perd, elle l’annonce, la précède, la constitue déjà, c’est embêtant, chancelant tout ça, la fin de l’histoire nous a vraiment dépassé – l’immatérialité des mille dieux de l’argent l’emporte, faveur naturelle des coffres forts, les chambres à gaz n’ont pas d’odeur, les icebergs se retournent où des palmiers s’érigent. Tu joues à faire des châteaux de sable d’étoiles soudées par la poussière de celles qui ne sont plus.

Giacinto Scelsi-Ave Maria & Alleluja for violoncello solo 

Gareth Davis & Frances Marie Uitti: Stained

ligatures &

«  l’écriture de Gilberte consistait principalement, quand elle écrivait une ligne, à faire figurer dans la ligne supérieure les barres des t qui avaient l’air de souligner les mots ou les points sur les i qui avaient l’air d’interrompre les phrases de la ligne d’au-dessus, et en revanche à intercaler dans la ligne d’au-dessous les queues et arabesques des mots qui leur étaient superposés,  » Proust, A la Recherche du temps perdu, La Fugitive, p. 656

Gyorgy Kurtag -Ligatura – Message To Frances-Marie (The Answered Unanswered Question), Op.31/b–   (violoncelle solo à deux archets)
Vitamines: A la recherche du temps perdu (sur une seule page)