partir où?

Où aller ? accoster à quoi, qui ? autour les plaintes, répondre, ajouter, dire presque, s’en foutre, oubli au plus vite, la nausée, la corvée de cordée, le jugement sanguinaire. Ce sale moment ne passe pas, la vigueur d’après reviendra t-elle un jour ? ne pas oublier (tu l’oublies tout le temps) un coin où te caler, ou simplement l’avoir à l’œil, tu peux finalement facilement imaginer la pièce vide n’ayant jamais accueillie quiconque. Un recoin qui te sépare, un coin de rumination silencieuse à rejoindre, s’éclipser au plus vite. Oublié le chemin parallèle, retrouvé pourtant, par hasard, où pour avancer, sans s’arrêter, d’impasses sauter d’un chemin l’autre – giratoire, kangourou, roue de secours. Croyant suivre un chemin, d’une prière faite sans connaissance, pour une troisième voie, le tapis roulant est en panne.

Donc tu recommences, pratique, deux bases de départ, suffisent pour traverser (plus de deux ferait rester, ce qui n’arrange rien). Passer de l’une à l’autre comme à une seule. Sur un seul fil c’est trop casse gueule – tu n’aimes pas suivre, c’est peut-être ça en fin de compte, ce que tu te demandais et que tu n’as jamais su, où vont-ils chercher ce plaisir dominical à s’entraîner sur des vélos, des motos, à faire des km ceci cela à tuer le temps, les couloirs de supermarché, les vitrines de verre closes emboîtées aux murs, indistinctes, aux miroirs : suivre ce seul fil que dans l’antichambre du gardien tu regardes passer, comme si c’était des ombres. Tu planques le chargeur à la prise de ton service, sous la table, tu le glisses derrière le paquet de frites du congel. Tu préférerais boire une bière sur la pelouse municipale. Une seule base est bien la seule qui compte. Ta ronde commence par le balai, pour une fois tu ne veux pas partir, tu t’attardes sur le seuil, sur le couloir, le sol qui se balaye, ton ordre de route ne comporte pas la moquette, ni les escaliers de grilles métalliques, par endroits tu traverses des poches d’air froid et humide. Tu tournes en rond peut-être, mais rien ne se dérobe, tu ne comptes pas le temps qui reste pour partir, tu  rêves par l’embrasure de futur, d’un horizon barré de grands écrans relais renvoyant celui d’après, globe en boucle, cadran des lignes de fuite, tu descends les escaliers des rues d’Athènes.

Par le balcon, un moment, le bruit a fait trembler les vitres, souvenir de la dernière excursion, reprendre d’où, là, où on s’était dit, allez, encore un tour, déménager, d’autres villes. Sort habituel des chemins parallèles de mener à la friche, à un couvert de ronces de buissons de pierre et de métaux, à des bouts de bitume, de béton, à des plages, à des routes, à se perdre de vue. Recommencer ; du balcon les avions laissent des airs de bouées, en bas des ânes fourbus mangent aux ordures, plus loin un radeau suffit, en attendant d’être à sec, un seul chemin de 1ère 2ème et Xème   Classes qui s’ensuivent au bonheur la chance.

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