« le temps qu’il fait » d’un 18 mars 2009 à érosion fatale

Je venais de relire mon billet « Le 18 mars 2009 : fin du capitalisme » pour pouvoir en parler, du coup (il était 5h ce matin), je dis : « Nous sommes le 18 mars 2013 » – ne me croyez pas : nous sommes bien le 28 juin 2013 ! Après je parle du « 28 mars » 2009, misère !

American Stock Exchance

mur de com’ à Athènes

10/06 | échec du plan de privatisation du groupe gazier grec DEPA.

11/06 | 11:25   A. Samaras, lors d’une conférence de presse commune avec son homologue luxembourgeois Jean-Claude Juncker; « Beaucoup de gens disent qu’il y aura des mesures (d’austérité) – c’est absurde ». Lequel homologue se déclare, « au nom de la culture «  « copropriétaire de la Grèce » (…)  — et, confession qu’on brade — « La Grèce n’est pas le problème de la zone euro. La Grèce est un épiphénomène de la mauvaise gestion lointaine de la zone euro. »

11/06 | 18:00  Athènes annonce la fermeture immédiate de sa télévision publique ERT (Ici en live). Le porte-parole du gouvernement annonce  « l’ERT est un cas exceptionnel d’absence de transparence et de dépenses incroyables. Et tout ceci prend fin maintenant ».

l’apparence d’un jour

de ce qui passe arrive arrivera serait arrivé

troïka attitude

all right » Il faut encourager dans les secteurs privé et public une culture de transparence et de bonne gestion qui favorise la délation dans l’intérêt du public «  (proposition de loi du gouvernement grec 2013)

Dans les tuyaux du prompteur pulse la pensée positive, inauguration béton — « On ne vous en voudra pas puisque vous n’avez jamais rien compris — et nous, et nous dirons, nous dirons nous, les uns les autres, les uns aux autres, aux uns les autres — que personne n’a à s’en vouloir – ou bien, que nous sommes tous complices, fautifs – arrivés là comprenons que nous avons besoin de tous —  le compromis étant impossible, notre devoir est d’obéir — nous avons tous été dépassé — nous vaincrons « .

highest

margaret bourke white th louisville floodL’homme apprendrait de lui-même en multipliant les connaissances qu’il acquiert de lui-même, avec l’aide du calque de l’idée de dieu, c’est selon. Un peu orphelin de la technique et planant exaucé sur des prothèses d’images 3 D, toutes reçues pêle-mêle d’un même conduit, nous nommons l’évolution science, ouvrant le soir désorientés les pages « sciences de l’homme » où le dernier chercheur est tenu en laisse par ses outils. Peu à peu la nature récupère son dû, le temps ne lui est rien, lors d’une quelconque croisée le massacre est inéluctable. Le miroir brisé sous nos yeux nous ne comprenons pas mieux. Nous voyons comme nous respirons, nous aimons être à l’unisson de ce que nous regardons, les décors naturels nous rendent humbles, l’hallucination est un mode de locomotion remarquable pour l’équilibriste sur les lignes tirées droites au sol. L’homme s’est fait catastrophique avec son milieu, méticuleusement, laborieusement, à la gloire enviée du guerrier rentier, et dans l’écart d’une trop rare troisième mi-temps, par goût délibérément transgressif. Le rire qu’il dit son privilège n’est jamais si jouissivement nécessaire, saisi, ailleurs que dans les rassemblements, une moderne taverne de montagne perchée en suisse centrale sous la neige sera son nid. Des files d’attente de fidèles avachis derrière les vitres guetteraient le bon mot de n’importe quel crétin qui arbore un air de suffisance ; d’un speech le bon mot estoqué lève un rire entendu reconnu partagés de tous, apothéose ventriloque au dessert où se rafraîchit la mémoire parmi les yeux brillants. N’importe quel habile crétin unanime démultiplie les casquettes, le plaisir d’investir est infini. Les paris redeviendraient du vent que nous le trancherions d’un coup de sabre, notre tête dût-elle rouler.

ball-trap

Alallamah Sayyed Hussein Fadlallah, 2004

ruiné au casino. les rideaux sont réserves à lassos. le futur a gueule couleurs sépias. la mer s’écoule à nos pieds comme un tapis déplié aux fleurs bleues vénitiennes. le ciel abaissé chatoie sur la terre inespérée, nos foulards légers comme l’air. les papillons de cire sentent bon. des armées d’enfants posthumes s’allongent sous la tendresse lunaire. le lait caille dans le ventre des femmes. la malle du seigneur baille une fosse béante. les débris exhumés stupéfient. les rêves tanguent à la vitesse des vents contraires. sous le couperet des trilogies promises avorte le malheur. les secrets amusements finissent mal