miroir brisé au poker

« c’est alors que j’ai compris le principe de base de toute la langue du IIIème Reich : la mauvaise conscience ; son triple accord : se défendre, se vanter, s’accuser – jamais la moindre déclaration paisible ». Victor Klemperer (Je veux témoigner jusqu’au bout – Journal 1942 – 1945)

 « Ils n’ont aucun sens de leur propre comique. […] leur comique à eux, c’est la bassesse contre ceux qui sont sans défense ». (Victor Klemperer, Mes soldats de papier. Journal 1933 – 1941, 1er mars 1938)

35 leaders surveillés par la NSA, et, selon le rapport du Signals Intelligence Directorate (bureau chargé du renseignement d’origine électromagnétique) – « rien d’intéressant ». Les leaders sont scandalisés et comment! Vassaux mis à nu, confondus, il faut pendre Snowden ! les leaders se redealent, se floutent, se reprofilent, lissent leurs apparences, la fourberie est sans limite. Avancer une pièce, inventer un coup, sabrer ensemble le champagne, main dans la main inviter tout à chacun au karaoké, semer la tempête – les trompettes du bien barbouillent à tue-tête, le bien commun tenu au silence, à la terreur, processus zombie.

Hoddock Le Lac Lamartine

pop’luXcre

la troisième voie« Notre but est de découvrir des compagnies extraordinaires à des prix ordinaires et non des compagnies ordinaires à des prix extraordinaires. » Warren Buffet

connexion rose

Cristina Garcia Rodero, In the fresh air, Escobar, Spain, 1988. dormir est éternel
la fée des tarmacs

Weegee, Josephine Barricini, Vine St., Hollywood, Cal., ca. 1953-55 .   Slowly

Hier au jardin nous regardions attendris passer le robot-tondeuse somnambulique sous la lune, la compassion prend source dans les déserts, dans la philanthropie missionnaire des expéditions spatiales retour-aux-origines. Les machines nous montrent la voie, le monde de la pelouse s’effectue en toute quiétude. L’âme humaine est composée d’une brique qui manque. Notre inutilité révélée nous encourage à partir pour de bon.

Corde à trois noeuds

les déterminations conscientes aveugles ou brouillonnes nous renvoient au couloir sombre dont nous ne sommes jamais sortis, ainsi nous y tournons un bout de niche dans la tête. bien qu’entre deux cognées, déchainés aux cris de liberté chérie, à grandes brassées d’orgueil, de peur rentrée, nous n’arrivons plus à lire le nom des gares qui se succèdent, nous dépensons nos dernières forces, l’ivresse des brigandages heureux creuse et épanouit le mirage. assommés et réveillés dans l’escalade des déchets, nos forces se régulent à trier. le cours des choses qui nous embarque c’est peu dire est lassant. perché en montagne j’attends la livraison des palettes de poussières et de colle d’amidon, de quoi sculpter nuages et têtes d’écrans, objets sacrés des winners ; pour les paris futurs, les tours et attrape – je réjouis l‘œil des adeptes du pur, je tire des cordes illuminées aux lampes DEL.

On aurait aimé n’être pas seul, que le ciel descende, fasse pleuvoir de l’âme de soi aux récoltes du ciel, une proue offerte en paraphe joyeux du jour – les cours d’eau complètent ton humeur à l’instant où l’émissaire tend un recommandé, un ange expose la matière d’ombres sous une forme intelligible ; derrière le voile un grain de sable s’extirpe du boulet pétrifié – âme noire, bleue, visage nu, âme souillée, une corde suspendue au ciel. 

Les fantômes du Titanic dansent aux commandes des drones, des héros furtifs naissent et pavoisent au cœur d’un écran où les paysages se renouvellent, s’étendent, la corde tendue des origines vibre, enveloppe, déclamation unanime du spectacle qui finit. Cette fois on fermera sa gueule, la der des ders, l’homme authentiquement vrai débarque.

baptême tardif

s’éclipser

Shoji Ueda, Dunes, Portrait of Mr. Sohji YamakawaJe peux vous rassurer ? vous avez parfaitement raison, même si, à titre personnel, voyez-vous, je n’en sais pas plus, sur cela-même, en vous confiant que je partage, jusque là, depuis toujours la même opinion, c’est à dire la vôtre. Aussi est-il encore temps que je vous quitte, nous garderons ainsi l’un de l’autre le meilleur des souvenirs.

Il était assuré que lui-même valait moins que tout ce qu’il faisait, tant pis, même s’il voyait que tout le menait à la catastrophe c’était encore un jour de gagné.

Miroslav Tichý

Je n’existe pas ! Je suis un instrument. Un instrument de perception peut-être. Je ne crois en rien, ni en personne, même pas en moi-même. 

Coïncidence, Miroslav Tichý, mort il y a aujourd’hui tout juste deux ans

Miroslav Tichy – « Tarzan Retired »  et sur ARTE, Miroslav Tichy