Où, dans quel nid de l’histoire le camarade Kim Jong retrouve t-il son almanach? chaque jour une nouvelle page rafraîchit l’épique épopée, le trône glisse sur le toboggan, s’accordant au vent et aux retournements étonnants. Le ciel va comme une barbe à papa se manger à pleine main.
nid tornade« Se battre pour la récolte » ↭ « Que fleurisse le patriotisme par notre Kim Jong »échouage des baleines mécaniquesexpérimentation pélagiqueavenir des dimanchesimage de la lune
Le métronome flanchait, le thé avait l’âcre odeur de terre, les cailloux chantaient dans la passoire les sourires éclatant des sirènes, les premiers coups de hache signalaient le matin, la terre avait brûlé, les ravines apparues descendaient les pentes sous l’escorte des nuages. La musique se perdait comme une parenthèse d’éveil au creux de l’oreiller, une boite close dans ma tête inondée par le vent lunaire, recueillie dans un noyau de silence, fétu de paille dans la hiérarchie inextricable des sphères.
Du temps passé, à aujourd’hui, du temps passé et d’un quidam arrivé là, au temps restant, à, où, aujourd’hui quoi ? quelle taille a ce jour ? Par bonheur pas de barrage sur la rivière, l’espace se rit de ce monde, tu enjambes le lit. Tu fais des souhaits, égal oui c’est un peu tard. D’un temps reculé reviendraient des lieux vierges, aux frontières intérieures volatiles, à la bonne fortune du jour d’un village étendu, le murmure conservé de vieux gardiens-jardiniers et de mères-jardinières, des imaginatifs, des contemplatifs, des fatigués, des fuyards – apparaissant sous les pluies, les inondations, creusant le sable jusqu’à la roche dont la brûlure solaire garde le corps, ouvre des galeries — s’enfonçant dans des forêts sombres qui se referment sur les passages, des clairières bâclées d’ouragan, des précipices, des… — tu cherches à tâtons les sentiers mille fois entretenus mille fois dissimulés par d’autres qui bifurquent, par chance tu trouves une grotte, le secours d’un sommeil profond. Sans savoir tu reviens, tu enjambes les exodes rabattus des morts animales humaines minérales végétales qui jonchent la frontière devenue inutile. Sous d’autres cieux à peine plus éloignés tu badgeais fidèle à ton poste d’animateur du parc; toutes sortes d’oiseaux aux chants plus doux que l’art, de coupoles magnétiques et musicales, de poètes assermentés, de restaurants d’antan, accueillaient les familles.
Tu disposais des plages de mousses rouge, dépliais dans le noir les fausses chronologies, fabriquais les secrets qui éclairent le cours incompréhensible des jours, évoquais « la grande campagne ; Tuez les moineaux » fatale à trente millions de Chinois, les remords les jeûnes et les méditations de Mao Tse Toung instruit par son hôte de la mécanique des fluides, du principe de Bernoulli, contemporain de Bach, des vertus du baijiu et de la chouette de Minerve, de Jacques Tati sorti droit du melon de Bouvard et Pécuchet.
Tu restais plusieurs mois rejoignant au soir le fond de ta grotte jusqu’à ce qu’arrive le bus de l’hiver boréal.
Bis ; “Spain is not Greece.” Elena Salgado, Spanish Finance minister, Feb. 2010 / “Portugal is not Greece.”“Spain is not Greece.” Elena Salgado, Spanish Finance minister, Feb. 2010 / “Portugal is not Greece.”The Economist, April 22, 2010. / “Ireland is not in ‘Greek Territory.” Brian Lenihan, Irish Finance Minister / “Greece is not Ireland.” George Papaconstantinou, Greek Finance minister, 8th November 8, 2010. / “Spain is neither Ireland nor Portugal.” Elena Salgado, Spanish Finance minister, November 16, 2010. “Neither Spain nor Portugal is Ireland.” Angel Gurria, Secretary-general OECD, November 18, 2010. / “Greece is not Ireland.” George Papaconstantinou, Greek Finance minister, November 8, 2010. / “Spain is neither Ireland nor Portugal.” Elena Salgado, Spanish Finance minister, November 16, 2010. /“Neither Spain nor Portugal is Ireland.” Angel Gurria, Secretary-general OECD, November 18, 2010 –
Bis repetita placent : “Italy is absolutely not in the same situation as Greece.” Jean-Claude Trichet, head of the European Central Bank, April 9, 2010 / “What the Portuguese government wants the world to know is simpler: Portugal is not Greece.” The Economist magazine, April 22, 2010 / “Portugal, Spain, Ireland or Italy are not in the same situation as Greece. And Belgium less yet.” Guy Quaden, governor of the National Bank of Belgium, May 7, 2010 / “ ‘ Ireland is no Greece’ confirms latest economic forecast.” Ernst and Young, in its Economic Eye Summer Forecast, June 2010 / « Greece is not Ireland; it doesn’t have banking stability problems.” George Papaconstantinou, finance minister of Greece, Nov. 8, 2010. / “Our economy is very different from that of Greece or Ireland because our financial sector has benefited by the supervision and regulation of the Bank of Spain, which was missing in Ireland.” Elena Salgado, the Spanish finance minister in an interview in the British newspaper The Independent, Nov. 25, 2010. / Bank failures in Ireland had “nothing to do with Portugal.” Ángel Gurría, secretary general of the Organization for Economic Cooperation and Development, in Bloomberg News, Nov. 22, 2010 / “Portugal does not need any help, it is in a very different situation to Ireland.” Herman Van Rompuy, the president of the European Council, Nov. 23, 2010 / “Zapatero ‘gets it’ and Spain is taking its medicine pre-emptively. Certainly, Spain faces serious economic growth and labor market challenges as it works its way through a devastating real estate collapse in the coming quarters. But it has neither the debt stock of Greece, the bust banks of Ireland or the complacent government of Portugal.” Jacob Funk Kirkegaard, research fellow at the Peterson Institute of International Economics in a CNBC guest blog post, Nov. 24, 2010 /
« Ce qui est, à mon sens, pure miséricorde en ce monde, c’est l’incapacité de l’esprit humain à mettre en corrélation ce qu’il renferme. Nous vivons sur une île de placide ignorance, au sein des noirs océans de l’infini, et nous n’avons pas été destinés à de longs voyages. Les sciences, dont chacune tend dans une direction particulière, ne nous ont pas fait trop de mal jusqu’à présent ; mais un jour viendra où la synthèse de ces connaissances dissociées nous ouvrira des perspectives terrifiantes sur la réalité et la place effroyable que nous y occupons : alors cette révélation nous rendra fous, à moins que nous ne fuyions dans cette clarté funeste pour nous réfugier dans la paix et la sécurité d’un nouvel âge de ténèbres.» Lovecraft