arbre de pluie

 

les sources débordent des spirales de temps rebondissent se dispersent nouent les bords en looping arc en ciel sacre à tes yeux, « la pluie est traversière »

échappée belle

avant le rêvele gel recueillera le ciel haut du dimanche

les distances ne seront plus

le rayon sinueux du soleil habillera notre départ

quel ami

miettes résineuses, de verres et de miel, débris pavés tapis, cuir sur soie, d’amour bazar bocager aux vitrines des brumes tombées, emporté au vent des plages

désorienté

bientôt chez lui, sortie autoroute, d’habitude plusieurs fois la semaine c’est une autre, à l’autre bout. trois entrées d’autoroute d’arrivée en sa ville, trois entrées trois sorties cela dans les deux sens, en tout six fois deux douze. deux heures de route de nuit trafic serré, de pluie limite neige, sorti à la première bretelle sans se l’être dit, presque jamais prise, sortie qui débouche sur large boulevard sur pan de ville qu’il connaît par cœur mais là périphérie urbaine dont il ne reconnaît rien où pourtant tout semble inversé et d’une ville inconnue au défilement rapide qu’il tente de deviner roulant au ralenti sans pour autant accrocher le moindre repère, il prend trop large un virage qui tourne avec lui, se rattrape de justesse et se retrouve soudain à l’endroit où il se déplace, chez lui enfin bientôt.

désorienté dans le monde

rien de nouveau sous le soleil

"Ce qui se fait existait déjà, et ce qui se fera a déjà été : Dieu ramène ce qui est passé".  L'Ecclésiaste, I, 9 (in Clément Rosset, L’Esthétique de Schopenhauer, p. 58)
« Ce qui se fait existait déjà, et ce qui se fera a déjà été : Dieu ramène ce qui est passé ». L’Ecclésiaste, I, 9 (in Clément Rosset, L’Esthétique de Schopenhauer, p. 58)