Campagne / 1

 

La ville appelle à l’inaction, son activité largement distrait. La campagne meurt sous l’inaction, il la faut méditer, tu refermes la fenêtre quand le froid est plus froid, quand le chaud est trop chaud, ni dedans ni dehors, rien ne peut être trouvé, mais au sol, face à face la grenouille, en échange d’insectes de limaces d’escargots et vers de terre, distance et territoire plantés, côtoiement dans un espace limite et sien là où elle insaisissable reine colle sur toi ses yeux.

Après des jours de ciels comateux ou orageux, parmi l’éparpillement certaines obsessions fixes rendent les armes, le ciel haut du jour est à photographier, clair, venteux, vide.

Toujours un bruit brise le magma sonore de la ville. Recommencer, reprendre, élargir la séquence, chercher les trous d’air, le flux continu. L’enveloppe sonore n’est pas une enveloppe, ni le murmure intérieur.

Le soir est tombé et tous les habitants ont déserté leur maison. Où sont-ils? Personne ne sait s’il y a longtemps.

Juste après la pluie, avec un temps d’avance elle sourit, sous l’entassement coule un lent filet de sable.

 

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