1904. Sais-tu ce qu’il y a de particulier en beaucoup de gens ? Ils ne sont rien, mais ils ne peuvent pas le montrer, c’est là leur trait propre (l’histoire de l’homme insignifiant qui portait une boîte fermée, par laquelle il attirait la curiosité de quelques uns et qui ne contenait, on le sut après sa mort, que deux dents de lait).
In Lettres, « Maurice Blanchot, traduire Kafka », édition d’Eric Hoppenoz, Arthur Cools et Vivian Lisa. Editions KIMÉ. P. 221
Catégorie : Kafka
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Jean-Jacques Gonzales, série San Biagio –––––––
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In « Maurice Blanchot, traduire Kafka », édition d’Eric Hoppenoz, Arthur Cools et Vivian Lisa. Editions KIMÉ.
Gespräche mit K (p. 340) / Ensemble constitué de 8 feuillets, non datés. Notes prises à partir du livre de Gustav Janouch, Gespräche mit Kafka, S. Fisher Verlag, 1968.
« Je ne le supporte pas, parce que je suis peut-être [sic], j’ai des dispositions trop « optiques ». Je suis un visuel. Le cinéma détruit la vision. La rapidité des mouvements et le rapide changement des images vous forcent à une constante Überschauen * , négligence de la vue. Le regard ne s’empare pas des images, mais les images s’emparent du regard. Elles submergent la conscience. Le cinéma signifie la mise en uniforme de l’oeil qui jusqu’à présent n’était pas habillé. »
*: contempler, avoir une vue d’ensemblele cinéma détruit la vision
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« Je n’ai aucune mémoire, je ne me rappelle plus ni ce que j’apprends, ni ce que je lis, ni ce que je vis, ni ce que j’entends, je n’ai de mémoire ni pour les êtres ni pour les événements, je me fais l’effet de n’avoir rien vécu, de n’avoir rien appris. » Lettres à Félice, du 10 au 16 juin 1913, La Pléiade vol. IV, p 409

« La légende tente d’expliquer l’inexplicable. Comme elle naît d’un fond de vérité, il lui faut bien retourner à l’inexplicable. » F. K. La Légende de Prométhée, Récits II. le chaudron est fêlé
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« J’étais trop léger, ou pour mieux dire, je n’étais pas léger, ma propre personne me tenait trop peu à cœur pour que je tinsse à faire beaucoup d’efforts » (In « souvenir du chemin de fer de Kalda », Récits et fragments narratifs, Pléiade, vol II, p 299)
effort
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« C’est un bien joli travail, et qui fait beaucoup d’effet, cette cavalcade que nous appelons la Cavalcade des Rêves. Nous la montrons déjà depuis des années ; celui qui l’a inventée est mort depuis longtemps, de phtisie, mais cette part de son œuvre posthume est restée et nous n’avons aucune raison d’éliminer la Cavalcade de nos programmes, d’autant moins qu’elle ne peut être imitée par nos concurrents, elle est, tout incompréhensible que cela paraît à première vue, inimitable. Nous la plaçons généralement à la fin de la première partie, elle ne conviendrait pas pour la fin du spectacle, ce n’est rien d’éblouissant, rien de précieux, rien dont on puisse parler en rentrant de chez soi ; la représentation doit finir sur quelque chose qui reste inoubliable même pour la tête la plus grossière, quelque chose qui sauve la soirée de l’oubli, cette cavalcade n’est rien de tel (…) » Kafka, récits et fragments narratifs, La Pléiade, vol II, p 647

« tel un pont » [Kafka, journal de voyage, août/septembre 1911, en train entre Prague et Zürich] la Cavalcade des Rêves
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