miséricorde

Je viens de corriger la version allemande des Syllogismes. Quelle fatigue ! Il y a tant de mauvaise humeur dans ce livre que ça en devient écœurant et intolérable. Avec quelle joie, après cet exercice suffocant, n’ai-je pas écouté la Messe que Scarlatti a composée l’année de sa mort ! On fait une œuvre avec de la passion, non avec de la neurasthénie ni même avec du sarcasme. Même une négation doit avoir quelque chose d’exaltant, quelque chose qui vous relève, qui vous aide, vous assiste. Mais ces Syllogismes, corrosifs en diable, c’est du vitriol, ce n’est pas de l’esprit. M. Cioran, Cahiers, Gal., p. 550.