d’avenir perdu

je suis né dos à une longue chaîne de montagne qu’une couverture permanente de nuages dissimulait. un monde préfiguré, l’avenir élargi, se tenaient derrière une quelconque porte secrète que la vie qui t’est donnée te désigne de forcer, les enfants sucent des pierres de lune, le soleil s’allonge et se repose au matin. ce mur disparu un jour sans le vouloir, à force de s’en être éloigné, et les mots qui le remplace n’aperçoivent derrière qu’une autre longue chaîne de montagne où la nuit éternelle couvre ses sommets. on se promène en se demandant parfois où on va, d’autres fois plus, car on est perdu