sans suite I

∼≡∼

remise en ordre, perdre les pédales. les tristes mines de ses interlocuteurs ragent, exigent sa décapitation

ça fait partie du chemin à l’intérieur du labyrinthe, le labyrinthe n’a pas de centre, ou ce serait un cimetière

y a-t-il des ruines dans le labyrinthe ? bien sûr. percer des ruines et arriver aux pyramides, mort

devenir vieux, tresser des cordes noires et blanches, royauté défaite. tant de malheurs à oublier qu’il les perd en mémoire, qu’il y est perdu

perdre la mémoire, survoler frénétiquement, ruer dans les brancards. regarder ses mains et ne plus en avoir le souvenir

chercher une page blanche, un plateau, le temps pour toujours et l’espace pour en rire

sur quoi repose la musique pour attester du passage du temps ?

le fil à force d’être tiré rend la pelote plus lourde, c’est étonnant. des coutures sans aucun fil, c’est inimaginable, mais ça doit bien exister

∼≡∼

Moitié de tapis dit Jardin de Paradis Afghanistan, Hérat ou Iran, Tabriz ; 2e quart du XVIe siècle - XVIe

L’histoire se décompose en images, non en récits. (Walter Benjamin)

∼≡∼

Répondre à sans suite I

Commentez ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s