essoufflement en cours

faut-il croire que je me sois adapté à mes symptômes au point qu’il n’y ait plus cette douleur rageuse qui d’ordinaire les bagarrait: lire quoi que ce soit sans y trouver le moindre goût, au coin oublié l’œil mis clos du vieux chien léthargique ne cille pas, dériver ainsi un temps, comme devant un monument architectural qu’on parcourrait du regard en en faisant le tour, puis agir aux tâches du quotidien quitte de ce sentiment cruel ordinaire du temps précieux perdu. malheureusement la tâche devenue vite pesante projette bien au-delà de mes murs un large et sombre présage auquel j’essaye de ne pas penser, n’ayant plus le physique pour lutter. Je ne me lamenterai plus sur le retard pris, j’évite seulement les ornières qui me cernent, cela suffit amplement à occuper les instants