dans ce trou qui s’étend, chaque jour creuser latéralement, amonceler jusqu’à la nuit tombée, sortir la tête. dessous, des pyramides friables asphyxiées s’enfoncent, des pyramides ensevelies, des galeries improbables, linceul bleu raie d’absorption. des cavées entre elles, des échelles qui tombent.

en haut, sans voir personne à ses bords, la règle serait que le ciel s’ouvre, au-dessus du trou élargi chaque jour que dieu fait, voir le ciel s’ouvrir, de plus en plus haut, sans bord. on pourrait croire d’ici, qu’existe un trou dans l’air, que d’autres élus, les invisibles, s’emploieraient à creuser. affaissement où s’élargit la bouche, les appels, les mots échappés, inaudibles ; la syntaxe se troue, redescendre dormir. 

Kimmo Savolainen

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