« Et les images s’abaisseront jusqu’au sol »

Les muses reviennent sur le lieu des méfaits, changent nuit en soleil, écart minime, promenade des ombres dans la cour, le rythme écarquille les yeux, la répétition déplie sa ronde, les hurluberlus reprennent le balai comme pour la première fois ; tu avances ou c’est plutôt le paysage qui avance quand après des heures de train, à l’arrêt dans une gare, tu crois décoller quand c’est le train dans l’autre sens qui se fait la malle : tu rages prêt à croire avoir été trompé et qu’on te fait reculer. 

la Femme 100 Têtes

« Demandez à ce singe : Qui est la femme 100 têtes ? À la manière des Pères de l’Église il vous répondra : Il me suffit de regarder la femme 100 têtes, et je le sais. Il suffit que vous me demandiez une explication, et je ne le sais plus » ( Max Ernst,  La Femme 100 têtes, Éditions du Carrefour, 1929, planche 146).

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Adaptation cinématographique d’Éric Duvivier, en 1967, à partir des collages que Max Ernst a réuni sous le volume « La Femme 100 Têtes » (1929).
La voix off récite les ritournelles ramassées en légendes prises au vol que Max Ernst donne à ses images ; comme un interrupteur qu’on actionne pour découvrir la pièce, ou pour d’autres, afin de s’assurer qu’effectivement il fait bien jour.
L'immaculée conception manquée

« (…) la même pour la deuxième et la troisième fois manquée. Le paysage change trois fois. Le paysage change trois fois! le paysage change trois fois (….)
le ciel se découvre deux fois, le ciel se découvre deux fois.
L’immaculée conception ». 

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et la troisième fois manqué
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Ici sur poul web art blog autre bouquin de collage de M. Ernst, publié 4 ans plus tard, « une Semaine de Bonté ».