trou d’air

yasuhiro-ishimoto-tokyo-1953-55

Les fenêtres m’ont largué mais demeurent une belle découverte. Si la vie est longue et toute petite, la maison vue du ciel est un trou, une termitière de pierre, des couloirs aux vents froids.

Se déplacer dans un quartier vide et bruyant, éviter les ronces et les bulldozers, revenir, la maison vit encore, les murs dorment dans la nuit, des fenêtres retiennent la dernière seconde, les volets sont empilés à l’intérieur. Comment renaître dans un monde qui n’existe qu’à peine?

Derrière les rideaux s’étire la multitude des héros cassés, des amoureux sont passés, il y a longtemps que l’heure s’est arrêtée, certains ricanent à la télé, ton ombre se réchauffe, se colle à la lumière, les chuchotements du silence se sont tus.

Tomber, tomber mollement, apprendre à bien tomber, se déniaiser, roulant sur soi, se régler, pile électrique au réveil. Du corps le rêve se dessine, un creux se forme au-dessus au-dessous. Parmi les choses qui tombent un creux se forme aussi, les unes remplacent les autres. Ceux qui courent n’auront pas été loin.

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