sans suite XI

un robot allemand très sentimental & suicidaire

l’aventure d’aller se poser quelque part où il n’y a rien

quand je ne peux plus faire autrement je décide

entre deux passer des portes étroites, personne ne se presse

pas assez de temps pour se raconter (tout le monde a déraillé)

les ombres longues, les courbes renversées, la lumière et le souffle tièdes d’un couchant hivernal

la grêle rebondissait au sol, pulvérisée au vent chaotique, un nuage bas de duvet à en perdre la tête

enfoui et oublié, le seul secret qu’enferme la neige fond

pendant qu’il neige ici, dans un autre monde quelque part à cet instant comme ici quelqu’un verse du lait dans son thé

la peau du rêve. froideur jubilatoire. le fantôme du rêve

viral mais pas transférentiel: et de même, pas de bouche, de coeur, ni d’oreille, un trou d’air intercède

je suis droit je m’amuse

Version 2

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