sans suite VII

Non, ce n’est pas un spectacle, c’est un boulon qui saute et toi au volant

Des marionnettes font des cauchemars sur un manège. Le corps qui s’en extirpe, affligé d’amnésie, penché sur l’établi, procède à son autopsie

La spirale se referme sur la nuit les étoiles, les fusibles ont sautés, l’ouragan se renforce

Traversé par des nomades, la nuit, l’invisible, le chaos, un monde qui nous regarderait

Portée par le progrès notre espèce invasive se débarrasse des seuils, s’affranchit de l’horizon, retourne les failles en ligne de crête. La terre redevenue plate se désagrège à ses extrémités comme boules de glace au soleil

Exclu, dissimulé au regard, sans voix et secrets inaudibles murmures, une chambre close, une rue pleine de rumeurs, complots dans l’escalier, patience béton sur le négatif

Le fou, tu l’embarques par le moindre refrain avec images de rafiots, de paquebots, de galères, d’esclaves et capitaine rythmant la même danse

Tu as laissé passer ton tour et puis ça a fermé. On te raconte, et puis alors ? Tu préfères pour la prochaine fois. Tu laisseras passer la prochaine fois que tu n’auras pas vue, ou une autre fois pas voulue, tant qu’une prochaine fois

Comme si les robots allaient baver de ce que nous aurions un jour à leur dire. Ils vident notre langage chaotique comme une veille huitre

La télévision s’est mise à ressembler à un sapin de Noël oublié allumé toute l’année dans la cave. Même le son à fond résonne mat. Ce Noël la pleine lune sur la ville fut dame très désolée

Le goût pour le factice trouve sol dans une start-up, caves illuminées jour et nuit – ça frotte, plein-air planifié orienté parc, réserve oxygène

À la façade de l’église, jours de Noël, éclairage 3D, somptueux, le flash sur la photo tu trinques au nom d’une règle d’or qui orne ta mâchoire

Il s’est évertué à ressembler, à s’y méprendre, à son image, il l’a épousé. Il s’est réfugié puis enfermé dans une personne qui n’existe pas, qui ne s’aime pas. Et toutes les autres images en lui crient

Les positions stratégiques à la foire du management s’excitent, une vraie salle de marché, acheteurs-vendeurs du surplus, du petit plus bon à tout, le concept de valeur blanc-seing du criminel

Image ci-dessus- © Caleb Cain Marcus, terre, briques, les humains et l'espace, 2013, du livre Déesse : Courtesy of Caleb Cain Marcus

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