sans suite IV

Chacun jouait à merveille son rôle, improvisant, convaincu de partager, yeux dans les yeux inouïs. C’était une merveilleuse soirée de sourd et borgne sans images réfléchies dans le miroir. Les personnages de roman allaient pouvoir souffler à coeur joie et tout se raconter

Brouiller sa trace figurait au rang des actes indispensables, magie de bazar pour roi nu. Aux grandes fêtes les invités gais et déterminés, en sortant, se fiaient aux taches d’étoiles dans la brume

Son corps a deux fois plus de certitude que lui. Il s’y penche, s’arrange, y met toute son attention, se tient coi. De quelle certitude? Rien ne presse à dire. Uniquement ne pas perdre de vue le bord de la scène

Revenir, s’approcher du point de départ, encerclé, dépassé par la distance au grain de sable

Un dieu dilettante m’a ordonné d’élever un autel à la gloire de la rigueur

La terre est le paradis que nous n’aurons pas connu

Je crache le morceau : la pomme est le paradis des lombrics

Nourrir la nuit du gyrophare. Blanchir d’ancien sarcophage

Les assassins sont les experts du protocole