appeler le silence

La fuite entraîne tant de déconvenues que jamais tu n’y arriveras. Sans que tu l’aies voulu les choses s’approchent d’elles-mêmes et affamées te dépassent entraînant la venue d’autres à de plus grandes vitesses. Fermant les yeux, décidé à ne plus bouger d’un poil, tenter, folie, de rebrousser chemin : abimes, rien n’avait tenu.

J’écoutais gentiment les scripts endimanchés inventer les mots qui touchent au cœur et humanisent le programme ; aux coûts sociaux du contrôle devenus exorbitants répondra un changement par étape, lors d’une pause on accélère, c’est plus simple, on ne voit pas la différence.

Le désœuvrement donne ses leçons d’observation du temps qui passe. Laisse de coté l’invisible pour ne pas te distraire. Pas loin de rien, mettre à l’épreuve le silence. La vie est assez longue encore. Recommencer : reprends un peu d’indifférence d’hier, sans gloire et qui repose, mariée au gris du ciel la lumière de feuilles mortes.