monter aux arbres

La défaite est un rôle qui lui a été donné et qu’il affectionne. S’éclipser, jouer à suivre les fantômes, avant de disparaître définitivement sans être vu (autant que possible derrière un sommet). Les miroirs sont de bons intercesseurs. C’est un rôle égoïste qui gâche et qui met beaucoup de choses de coté autour, mais de cela ne sait qu’à peine, c’est à dire rien, peut-être a t-il besoin à lui seul de cette place vide ? Il aimait beaucoup les livres les plus impossibles, regarder la lune, rêver d’un ticket pour mars, du ventre des robots, se précipiter au cheval sur la grande roue. Une fois revenu à lui, les constructions étaient inutiles, le rendaient inepte à ce monde mis à nu, futile et cruel, les constructions évanouies en marques inondées sur terrain vague dévasté. Plus il lisait, sans dépit car c’était sa tasse de thé, mieux il suivait, plus les fils se tendaient entre les siècles, plus il lisait tout en même temps, s’entortillant, se ruinant, plus le vertige le prenait, le repoussait. Pour calmer sa peur, il allait relire niché se balançant dans le recoin de la pièce : ce n’était qu’alors qu’il se rappelait, qu’il retenait, donnant des branches à sa mémoire. Il ne sait pas s’il a lu entendu ou vu que l’arbre c’était les branches, ne sait pas s’il rêve, les branches pour ainsi dire s’élevaient, soulevaient une robe autour du tronc.

il n'est plus l'heure

2 réponses à monter aux arbres

  1. fayçal

    “ Je regarde la montagne et la montagne me regarde. Je suis à elle comme elle est à moi
    Mais le sublime est atteint lorsque je réalise qu’elle ne regarde point, elle ne me regarde point ; alors tout d’un coup je perds mon visage et je deviens la montagne ou n’importe quel être aveugle…

    Il suffit de dire la respiration pour que la vérité apparaisse

    Cachée dans la montagne, une écriture se déploie en toute innocence ; ce n’est qu’ainsi qu’une écriture peut se résoudre offrande d’amour. Elle jaillit pour ne rien dire, ou dire ce rien qui nous accable, alors que le miaulement du chat, la plainte de l’enfant, la peur des chiens et le moindre geste dans cette haute montagne viennent lui rappeler qu’elle est proprement rien

    Lutte à mort entre chiens. Le saint n’interrompe pas son écoute ni son calme ”

    Je est un Autre (alif / ouverture | extrait)
    ***
    C’est le temps qui rêve son instant : sans attente, devoir, crainte – l’aube (aimante). Salut l’ami

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