collapsus

L’attraction des images en mouvement soulage de l’attente du temps qui ne passe pas ou passe sans nous, ferme la fenêtre aux mouches obtuses derrière la vitre qui ne lâchent pas d’une semelle la course des fantômes hagards dans le couloir du retour. La lumière rouge scintille de tous ces éléments indésirables qui appellent à la rescousse des mots nouveaux qui les suppriment. Les volets sont ouverts aux chants des oiseaux à la sortie du tunnel, leurs petits s’ébattent. A l’aube nous remplissons de nourritures et de boissons légères un sac de montagne pour rejoindre la fête du miel en répétant le chœur appris comme un seul durant les dimanches d’hiver, la tempête la neige n’en était que plus belle.

L’interactivité des appareils portables de communication, de la seule insertion participante des corps des clients abonnés, relie le flux des choix et des nouvelles offres, la modernité coule dans nos veines ; plus tard nous sortirons par les lignes de faille tout en déchiffrant à la bougie l’adresse d’un motel à l’abandon. En attendant nous prenons le train, continuons traversons la voie, longeons les rails, envoyant des messages prévenant du retard, qu’il n’y avait pas de correspondances. La moitié du corps se déleste en savourant une crème battue en neige trop bonne les yeux fermés au buffet de la gare communale des télé transportations. Du portable au fixe le chemin s’est aboli, la distinction superfétatoire, d’où une forte envie d’arrêter le bal.

Jérôme Bosch s’appariait aux bulles d’oxygène qui lèvent les cieux, des capsules colorées, des graines aux éclats, les focales ouvertes depuis les chutes qui nous laissaient cois. L’étendue reprenait les hauteurs perdues de vue, rapprochant nos plus fols espoirs d’une nuit aux nuages blancs. La guerre était à chaque fois vaincue, et les lointaines n’existaient pas encore.

Le temps mort est ralenti et les réussites nous ont transformés sourds aveugles et muets aux effets de seuils, zombies entraînant nos voisins animaux des sous-sols, des parterres et des cieux, à l’égard desquelles le joker de d’altérité aurait été plus opportun pour supporter nos semblables. Cette vidéo détestable est un trou noir à rêve, déjà que je ne rêve presque plus, Momo ma femme me racontant les siens à l’heure du thé, je ne sais si les rêves passés en mémoire-vive importent encore, c’était il y a longtemps, mon arrière grand-mère avait cent quatre ans, lors de son dernier jour, me « visita » ;  elle m’apparut en disparaissant progressivement jusqu’à l’absence, laissant l’empreinte d’une masse d’énergie dense au-delà du concevable qui m’entraîna, pantois, au réveil.

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