l’oeuvre de dieu

« Il n’est pas étonnant que la plèbe n’ait ni vérité ni jugement, puisque les affaires de l’État sont traitées à son insu, et qu’elle ne se forge un avis qu’à partir du peu qu’il est impossible de lui dissimuler. La suspension du jugement est en effet une vertu rare. Donc pouvoir tout traiter en cachette des citoyens, et vouloir qu’à partir de là ils ne portent pas de jugement, c’est le comble de la stupidité. Si la plèbe en effet pouvait se tempérer, suspendre son jugement sur ce qu’elle connaît mal, et juger correctement à partir du peu d’éléments dont elle dispose, elle serait plus digne de gouverner que d’être gouvernée » (Spinoza, Traité politique, VII, 27 — Cité par Lordon in Conspirationnisme la paille et la poutre

Goldman Sachs – La banque qui dirige le monde

Agenda; Arte diffusera le mardi 02 octobre 2012 à 20 heures 50, une THEMA « Noire finance » réalisé par Jean-Michel Meurice et Fabrizio Calvi, en 2 volets : La grande pompe à phynances  et Le bal des vautours.

entracte élection

« Nous ne nous efforçons pas vers quelque objet, nous ne le voulons ni ne le désirons ni ne le poursuivons pas parce que nous jugeons qu’il est un bien, mais au contraire nous ne jugeons qu’il est un bien que parce que nous nous efforçons vers lui, parce que nous le voulons, le poursuivons et le désirons. » Spinoza, Ethique, III
Les hommes, donc, se trompent en ce qu’ils pensent être libres ; et cette opinion consiste uniquement pour eux à être conscients de leurs actions et ignorants des causes par lesquelles ils sont determinés. L’idée de leur liberté, c’est donc qu’ils ne connaissent aucune cause à leurs actions. Car ils disent que les actions humaines dépendent de la volonté, mais ce sont des mots qui ne correspondent à aucune idée. Ce qu’est, en effet, la volonté, et comment elle meut le corps, tous l’ignorent ; et ceux qui se vantent de la savoir et se représentent un siège et une demeure de l’âme excitent d’ordinaire le rire et le dégoût. »
Éthique II, Scolie de la proposition 35