sans suite 47

 

Misère de l’héritage, les robots prirent définitivement le pouvoir au moment où nous étions le plus con et le plus en souffrance. Machines inachevées encore, devenir vagabond cosmique, crash fatal.

Ambassadeurs du futur, recéleurs du vivant. Les voyants sont des fantômes ayant mal tournés.

Ils nous encourageaient vivement à reprendre la parole entre nous, par punition de ce que nous n’ayons plus rien à nous dire. Donnant le meilleur de soi aux robots, grossiers porte-paroles.

La famille se disloqua sans heurt. Grâce au robot les cochons devinrent des anges.

Arrivage des derniers membres fantômes de la famille stockée dans le hall du super robot résurrectionnel. Les monastères leurs sont salles de fitness.

Jusqu’à l’épuisement répondre aux robots à leurs questions ciblées la plupart du temps idiotes, creuser son propre chemin de chien.

Les machines anthropocentriques de l’AI arbore le sourire d’idiot utile du marionnettiste de nos corps dévoilés.

Avant de dormir le robot passe ses mains au-dessus de son visage, l’effleure, le modèle.

Toute petite déjà elle allaitait des nounours en plastique.

Les robots ont désormais notre grain de voix. Demain, par précaution, ils parleront une langue qui nous sera intraduisible.

Comment voir la lumière « pour la première fois » ? Apparaît le robot au pas de dinosaure.