SANS SUITE 31

 

Comme lorsque le lecteur assoupi fini par perdre des yeux la ligne, le sens des mots et la chambre même, pour tomber dans le sommeil, là où le livre, à présent tombé, avait pris naissance.

Quelque chose d’indistinct, fait sur mesure, fondu en tout, s’abattit sans qu’aucun y prit garde, car tous furent à terre.

Dans la masse dispersée et hétéroclite il a fallu extraire longtemps ce qui peut avancer bout à bout.

Endormi, les yeux entrouverts plongés dans la nuit délavent la clarté du jour.

Sur le banc assis l’étranger, exilé depuis de longues années, un peu d’ici et d’ailleurs, flou, à la place invisible.

Il a beau chercher rien est trouvé, il n’y a rien à chercher, la tragédie se joue au paradis, le silence abrite la maison, le dédale des journaux de chaque jour tiendrait sur une seule page.

Nous nous étions hissés contre le monde et les conditions demandées vers un espace respirable. Maintenant l’un de nous était de trop.

Il semblerait qu’une partie de l’homme ne comprend pas les hommes. Autrement dit qu’elle n’en tolère qu’une seule partie. Livrée à l’autre en propre sans elle-même. Dieu sait ce que personne ne sait même les enfants.

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