SANS SUITE XXVI

 

Pour discuter il faut un sujet, c’est embêtant.

Nous sommes si loin. Que se raconte t-il ? Combien reste t-il de temps pour entendre quelque chose ?

Dans la pièce sombre il perçait la porte, trou noir grisé par le pouvoir.

Enfin une ouverture, un espace blanc, mais comment s’en sortir ?

Les ruminations sont communes, constantes, si ordinaires qu’elles sont comme choses qu’une chaire chagrine cuirasse. Jusqu’à ce que toutes les ruminations croisées concourent à surmonter la montagne de ruines du drapeau futur. Point mort surpeuplé.

L’apparence prend l’œil, l’œil miroir réfléchit milles apparences offertes, et une seule, inaperçue, nous occupe.

Aucune drogue n’égale le beau temps revenu de plonger sous une lourde couette moelleuse.

Se retrouver dans un paquebot alors qu’on avait rêvé tout le temps d’une barque : où était-on ?

Passeur de rien du tout égaré. Rompu à tous les passages, communs et particuliers, sa voie ne convainc plus. Transparent, passé à la postérité, le vent lui pique les yeux. Quand il s’approche la rive s’éloigne.

issei-suda-yanaka-1976-gelatin-silver-print

2 réponses à SANS SUITE XXVI

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