SANS SUITE XVIII

 

Dans le miroir il voit son double, mais il n’y est pas. La tristesse l’y enfonce, il reste coi d’un monologue sans soi avec la foule des quidams.

*

Non il n’y a plus rien au fond de la bouteille. Au milieu de sa logorrhée tous les mots s’éparpillent et la redoublent.

*

Discussion interminable où aucun mot n’est à sa place, et ces foutus corps qui encombrent désormais toute la place.

*

Après abrutissement total il attend avec extrême agitation le repos. Ayant épuisé le croyable il attend l’incroyable.

*

Il s’est converti tout seul.

*

Il ne pouvait y mettre fin par peur de ne plus pouvoir recommencer autre chose. Entre-temps il aurait fallu que tout ait changé selon la providence.

*

Derniers tests de la voix, suite de vibrations qui modèlent le réel et les mots qui tout de suite déraillent.

*

Il ne parle anglais qu’avec les japonais. Un anglais bizarre modifiant son français, un japonais à fleur de lys.

 

dubuffet

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