perdu

Le soleil attend derrière les persiennes, l’eau tiédit dans la mare. La fabrique des souvenirs en panne, les pièces rouillent, on y jette des sorts. Le puits s’est élargi, déborde sous les lits. Le temps d’attente se remplit de temps mort, le temps qui vient est son cortège, les pluies les pleurs, l’oscillation lente, le pas de deux du temps perdu, le répit des sauvages, la caresse des amnésies. Temps définitivement perdu en mesurant l’attente, annule l’événement, défonce les portes. À reculons fantôme dans un lieu familier. Je me remplis des ombres, je flâne le long des murs sur le chemin du retour que je ne reconnais plus.