trous d’eau

Lucas Cranach La Fontaine de Jouvence%22

Derrière la baie vitrée, les montagnes au-delà, au milieu qui tiendrait dans une main le clocher dressé du village, ses ardoises brulées par les hivers, l’horloge médaillée de l’église, son heure lente se répète, inutile penses-tu dos allongé sur un sommier de cylindres d’aluminium, tête immergée à moitié, le visage de tes yeux démultiplié dans les poches d’eau des bulles d’air qui naissent éclatent bouillonnent, te dispersant et te chavirant dans une tour sonore, à même le volume d’une matière où tu joues les noyés.

Relevé, assailli à l’air plein de bruits et respiré par les gens bruyants, la distance te sépare des surfaces, elle n’en parcourt aucune, tu n’as jamais fini de marcher le temps du labyrinthe, circuler dans les architectures, goûter ses lignes de fuite, heurter ses angles, glisser par les circuits virtuels programmés du passé, par intermittence croisés déclenchés où tu es, où d’autres te racontent, tu conduits, les feuilles des arbres se creusent en poches de vent, tu oublies la route, seule la vitesse te mène.

Répondre à trous d’eau

Commentez ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s