à la mort du monde

 

5 réponses à à la mort du monde

  1. fayçal

    Ne rentrons donc pas dans ce genre de débat. Laissons le monde-système résoudre lui-même cette question. Cela ne pas trop tarder…

  2. fayçal (au Sahara, tout aussi agonique)

    Très belle animation – et juste. Finalement, c’est à souhaiter, non ? A quoi bon continuer cette persistance à vouloir asphyxier tant et tant d’enfances ? D’ailleurs, le monde est déjà bien mort, depuis si longtemps déjà : n’en subsiste que ce tunnel d’images-mémoire qui précède tout grand silence : c’est cela que notre irréalité, enchevêtrée et aberrante, que tous s’accordent à penser comme réel : la pure dé-matérialisation d’un langage qui, jadis, fut Un.

    • roma – Auteur

      à souhaiter ?… hummm… l’homme ne fait-il pas de son mieux, non ? le langage fut-il Un ? j’ai une indigestion tenace des «oeufs brouillés», laissons tomber Babel

      • fayçal

        Oui, le langage fut Un : c’est d’ailleurs ce qui fait la possibilité d’«un» mot, d’«une» phrase, d’«un» texte, d’«un» sens, etc etc… Votre étonnement n’en est d’ailleurs que la preuve d’un oubli (de l’être) majeur, oubli de ce qu’est le langage, la parole.

        Oui, souhaitable, et comment ! – mais je comprends votre indigestion : l’inconnu fait peur, et l’homme est cet être qui préférera toujours habiter les égouts qu’il a lui-même crée, enveloppés par tant et tant de maquillage, avant que de se lancer vers un au-delà incertain, imaginaire, autre. Sauf qu’il s’y dirige inexorablement…

        « Ainsi, un monde dépourvu du néant, dépourvu de sa propre hésitation, ne garde que la conviction de sa propre mort et il se précipite à sa rencontre sans le savoir, tout comme ce soldat qui croyait avoir réussi à se dérober à son destin. En cherchant activement à éluder le néant, le monde court aussi vers Samarkande. » – Enrique Valiente Noailles, L’effacement des traces

        • roma – Auteur

          Fayçal, excusez je ne rentrerai pas dans ce genre de débat – Spinoza disait qu’il n’y a que soi à pouvoir être son seul juge. non que je souhaite voir perdurer le système que les rats peu à peu occupent par normalisation de l’horreur – que le système s’écroule je le souhaite ardemment (j’essaye modestement confusément de le court-circuiter, de le saboter — mais quant à « la mort du monde » évidemment pas. (il y avait de l’ironie dans ma réponse, un smiley eût été utile pour suppléer à ma flemme). Je ne sais pas si je vous suis bien. Du coup cette citation viendra à mon secours:
          « De façon maladroite, avec une grosse aiguille, du gros fil, il coud les boutons du manteau. Il parle tout seul : As-tu mangé ton pain ? As-tu dormi tranquillement ? As-tu pu parler ? Tendre la main ?T’es-tu souvenu de regarder par la fenêtre ?As-tu souri lorsqu’on a frappé à la porte ? S’il y a toujours la mort, elle est seconde. La liberté toujours est la première ». Yannis Ritsos, Le funambule et la lune.
          Amicalement

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