balancement

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Je ne sais jouer d’aucun instrument, de chanson n’en connaît pas, parfois vaguement du bout des lèvres déraille un refrain, début et fin escamotés décalant le fredon de la mélodie. La musique me déporte vers celle qui prend en boucles répétitives, minimale et sans parole, la plus idiote, ou la plus directe et la plus abstraite à la fois, entre toutes donc celle qui se balance, berce une unité, quelque chose qui grandit de l’intérieur, dont l’image miroir est la plus éloignée, la plus insignifiante, une forme étendue fendue d’une mince luminescence. Je ne parle aucune langue, sauf celle que je n’ai pas apprise, des mots sans ordre autre que pris dans la couture de leur grammaire, attrapés sans savoir, parlés sans réfléchir, mais encore des langues fragments qui ont perdu leurs plumes en passant des frontières, des débris d’expressions que je comprends sans parler, sans accrocher à rien, lâchées tout bas pour serrer une main, faire la bise. Ce doit être une dyslexie floue et massive qui déplace les lettres à mesure que je m’y penche ; retenez-donc un mot qui couvre toute une ligne tout en répondant à qui vous demande de comprendre ce qui n’en finissant pas n’a jamais commencé.

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