d’un oeil

L’âge venant, la lenteur se fixe, comme la côte d’un îlot instable, alors que le temps accélère, l’équilibre est parfait. La tempête ? ne sens-tu pas ? Le passé, plus étiré revient, plus bref, le lointain se rapproche. Le soleil se couche, les ombres nocturnes s’égayent.

Aujourd’hui mon attention serait celle d’un oiseau sans aile qui, perché – lorgne d’un œil fixe mal assuré les visages. Le bruit qui tremble vient d’un filet suspendu par le vent, comme des syllabes accrochées dans le passé, trouées dans le futur. Entre deux, s’élevant, consolant, au-dessus, le chant des oiseaux fait que le temps passe.

FUKUDA Heihachiro - Ripple  福田平八郎 漣,   1932

Une réponse à d’un oeil

  1. fayçal

    Poète… oui oui… un poète… vous êtes un poète… et c’est la joie !

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