sans suite IX

pleins feux sur le labyrinthe, les robots libèrent les hommes, le zoo est ouvert, les animaux ne trouvent pas la sortie, les hommes se perdent dans la ville sans limite, le signal avec les robots n’est plus, des fantômes viennent à leur rencontre

dans les vastes ruines d’un temps fini, l’espoir à chaque porte, le nom donné aux statues relevées

les robots armés plus humains sur le champ de bataille que les humains, désarmant

robot-revenant à fureteuse mémoire vit sa vie petite source sombre d’associations, revient en surface labour sableux faible, mission trouée, reprendre l’archivage des unes en live pour planète terre, nostalgie d’un recommencement, roulement d’une bouteille à la mer

chronique d’un temps qui s’effondre. On repartirait à zéro, zéro cette fois fermé à double-tour

la vie est un film, juste après

comment passer du temps-cinéma à celui de la rue. La tête de l’homme appartient à tant d’espèces

un lâche restera caché dans le scénario du pire

le contexte changeant nous voile

inventer des langues que google ne reconnaîtrait pas, secourir les robots accablés, déconnectés, souffler à l’oreille des robots peluches, aristocratiques

l’enclos des religions cachent la relique d’un vieillard

assis la journée derrière la vitre, tombe la neige, neige jours et nuits encore si calmes, diamants taillés en poussières, folie parfaite, course en chambre de plus en plus rapide, surface qui se réduit si petite chacun l’ignore, le crépuscule fond, nage un énorme poisson rouge

quelques mots tombent et se suivent selon leurs résonnances, sans se lier, pas longtemps. Quelques pas en cercle dans la pièce, un vide concentrique

parler ne dit, le temps manque. des sages cul de jatte, renonçants, sages et renonçants, une foule ou chacun s’évite, condamné à murmurer, à grommeler, maîtres des feux de paille

troublant que le corps en sache plus sur soi que soi, tout n’est pas perdu

s’embêter à porter l’attention sur son corps à chaque fois montant l’escalier

chacun sous l’emprise a sa chance, les pauvres achètent aux pauvres d’autres pauvres etc.

l’enfant exilé, nouvelle humanité

03_Untitled, Constellations 2012 © Grâce Kim

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