L’écran éblouit, les machines chauffent, la lumière du désert insiste, ce sera là sa base, son avant-poste.
La météo urbaine des boîtes ou par chez soi, des corps, des transports, la végétation, le béton le verre la foule. Parfois le ciel tout seul par bonheur.
Dehors le temps qu’il fait devance les prévisions, la météo a sa vie propre, lente, souterraine, trop massive pour être considérée, mais dont certains composants sont absorbés dans l’encéphalographie gazeuse de l’IA ; on peut y suivre les courbes d’extinction des espèces ou le rythme étrange de mutations corpusculaires, ou observer le pouls de la mer.
Ou remonter le temps au milieu des annonces de fin des temps. Quelques racines longues, timides, majeures, sortent tard leurs tiges.


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