histoires

Recoleta Argentina © Sylvia Plachy

Quand cédant enfin au sommeil, le réveil sonna. En tête, très chiffonnée, l’histoire à histoires de Scholem se tournait à nouveau d’un autre coté.

Histoire. Les vagues le vent, les dunes de sable à perte de vue. À chaque horizon franchi tu fais un pas, tu t’éloignes un peu plus, chaque nouvel horizon s’augmente, grandi des précédents. Pour le dire autrement tu n’avances plus, un lent compte à rebours interminable s’est déclenché.

Histoire. C’est maintenant il y a longtemps, ça pourrait être les pieds d’un homme, et un horizon flou venteux, une, deux et trois choses émergent, la pensée d’une forme, un récit, des choses, et d’autres encore qui leur ressemblent, très éloignées de ce qui fut, de ce qu’elles n’étaient pas, qui alors étaient entremêlées, complexes, à vrai dire totalement incompréhensibles. Maintenant c’est le récit, quelque soit l’angle par quoi on y entre ou d’où on sort, la suite ne fonctionne plus.

Histoire. Ici manque de bras à la jachère, ceux qui restent s’allongent couchés, au-dessus les branches s’élèvent, la forêt. La nature ayant horreur du vide, les hommes deviennent invisibles. Avec l’être invisible l’animal parle, dévoré.