principes véridiques

Chen Jiagang 陈家刚 1« On ne peut mieux exposer l’horrible mystère des choses et de l’existence universelle (…) qu’en déclarant insuffisants et même faux, non seulement l’extension, la portée et les forces, mais les principes fondamentaux eux-mêmes de notre raison. Ce principe, par exemple – sans lequel s’effondrent toute proposition, tout discours, tout raisonnement, et l’efficacité même de pouvoir en établir et en concevoir de véridiques -, ce principe, dis-je, selon lequel une chose ne peut pas à la fois être et ne pas être, semble absolument faux lorsqu’on considère les contradictions palpables qui sont dans la nature. Être effectivement et ne pouvoir en aucune manière être heureux, et ce par impuissance innée, inséparable de l’existence, ou plutôt : être et ne pas pouvoir ne pas être malheureux, sont deux vérités aussi démontrées et certaines quant à l’homme et à tout vivant que peut l’être aucune vérité selon nos principes et notre expérience. Or l’être uni au malheur, et uni à lui de façon nécessaire et par essence, est une chose directement contraire à soi-même, à la perfection et à sa fin propre qui est le seul bonheur, une chose qui se ravage elle-même, qui est sa propre ennemie. Donc l’être des vivants est dans une contradiction naturelle essentielle et nécessaire avec soi-même. » In Clément Rosset, Le Principe de cruauté, (p. 25)– citant Leopardi (in Zibaldone)

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